Dérive dans l’histoire
Une introduction au patrimoine du fleuve Yukon
La présente publication offre un aperçu de quelques-uns des sites historiques ponctuant le fleuve Yukon. Il ne s’agit pas d’une analyse historique complète, ni d’un d’outil de navigation. Il existe des livres, des cartes, des tableaux et des guides qui contiennent des détails histo-riques ou des renseignements sur la préparation d’un voyage et sur la navigation sur le fleuve. Le but du guide est de vous donner une idée du patrimoine intemporel et de la beauté d’un des merveilleux fleuves du monde. Bon voyage!
Le fleuve Yukon
Le fleuve Yukon est le cinqui-ème plus long fleuve en Amérique du Nord. Il draine plus de 900 000 km2 de territoire dont une moitié est au Canada et l’autre aux États-Unis. Il coule à partir des lacs nourriciers, au pied de la chaîne côtière, en Colombie-Britannique, jusqu’à St. Michael, en Alaska, sur la mer de Béring. Il parcourt près de 3 000 km et traverse le cercle arctique. Dans les années 1830, les explorateurs russes ont été les premiers à emprunter le fleuve. Ils voyagèrent en amont à partir de l’embouchure du fleuve. Vingt ans plus tard, John Bell,
commerçant de la Compagnie de la Baie d’Hudson, s’est rendu au fleuve en provenant du côté est. Il le nomma «Yukon», à l’instar des Gwich’in de la région de Fort Yukon.
Les lacs nourriciers du fleuve Yukon sont alimentés d’eau des glaciers et atteignent leur niveau le plus élevé à la fin de l’été. Certains des tributaires sont alimentés de neige fondu. Leur niveau monte rapidement en mai et en juin, et chute par la suite. Cela permet au fleuve Yukon de demeurer à un niveau relativement constant.
La partie du fleuve située entre le lac Marsh et Dawson était considérée auparavant comme le cours supérieur, et celle entre Dawson et St. Michael, le cours inférieur. À la fin du XIXe siècle, suivant l’établissement d’un lien terrestre avec la côte, d’abord par le col Chilkoot et ensuite avec l’aide du chemin de fer de la White Pass, le cours supérieur du fleuve Yukon est devenu la porte d’entrée.
Premières nations
La présence humaine dans le territoire remonte à plus de 10 000 ans. Les premiers humains à fouler le sol d’Amérique du Nord ont traversé ce qu’on appelle aujourd’hui la Sibérie, l’Alaska et le Yukon. De nos jours, les Premières nations sont les descendants de ces pionniers.
Le fleuve Yukon coule à travers les terres ancestrales des Tagish, des Tutchone du Sud, des Tutchone du Nord et des Han. Ces terres sont au cœur des négociations entre les Premières nations, le gouvernement du Canada et le gouvernement du Yukon.
Bien que les Premières nations du Yukon parlent des langues distinctes, elles font toutes partie du groupe de langue athapascan, à l’exception des Tlingit. Pendant des années, ils ont parcouru le fleuve Yukon et ont pratiqué la pêche, la chasse et le piégeage dans les montagnes et les vallées. Les Tlingit de la côte de l’Alaska et de la Colombie-Britannique ont également été présents dans le territoire. Ils ont fait le commerce et se sont mariés aux Athapascans durant des générations.
Ruée vers l’or
On a découvert de l’or au Klondike en 1896, ce qui a déclenché un ruée de chercheurs d’or en provenance du monde entier. Des dizaines de milliers de personnes ont franchi les cols Chilkoot et White durant les hivers de 1897 et de 1898. Ils ont passé l’hiver à Bennett et à Lindeman au pied des cols et ont construit des embarcations pour se rendre à Dawson. En 1898, plus de 7 000 embarcations ont emprunté le fleuve en route vers le Klondike. Les voyageurs ont quitté Bennett à la fin mai, à la fonte des glaces sur le lac Bennett. Le détective Samuel Steele, de la Police à cheval du Nord-Ouest, a compté plus de 800 embarcations dans une même flottille.
White Pass & Yukon Route
En juillet 1900, Whitehorse avait un lien avec la côte par l’intermédiaire des 190 km de la voie ferrée de la White Pass and Yukon Route. Un nouveau moyen de transport a vu le jour. Marchandise et passagers arrivaient à Whitehorse par train et empruntaient ensuite le bateau à aubes. La British Yukon Navigation Company (BYN Co.), la division du transport fluvial de la White Pass, a exploité des bateaux à aubes durant plus de 50 ans. Deux des bateaux ont été rénovés et sont ouverts au public : le S.S. Klondike, à Whitehorse, et le S.S. Keno, à Dawson.
Saumon
Chaque année, le saumon remonte le fleuve Yukon sur des milliers de kilomètres dans le but d’atteindre les frayères. Le plus gros des saumons à frayer est le saumon royal ou quinnat : Onchorhynchus tshawytscha. Viennent ensuite, le saumon rouge ou sockeye : O. nerka; le saumon rose : O. gorbuscha; le saumon coho : O. kisutch et le saumon à chien ou kéta : O. keta. Seul le saumon royal parcourt le fleuve en entier.
Carte 1 Du km 0 au km 46

Du lac Marsh à Whitehorse
Fleuve Yukon : Lorsque l’explorateur Ro-bert Campbell, à l’emploi de la Compagnie de la Baie d’Hudson, atteignit le fleuve Yukon en 1843, il le nomma Lewes, en l’honneur du commandant de la Compa-gnie. Il ne savait pas que c’était le fleuve appelé «Youcon» que son ami commerçant de fourrures, John Bell, avait atteint environ en même temps, à des centaines de kilomètres au nord. Au cours du siècle qui a suivi, on a souvent appelé le cours supérieur du fleuve le Lewes.
Barrage du lac Marsh : L’ingénieur de la White Pass, V. I. Hahn, a construit le barrage dans le cadre de la «querelle constante avec le fleuve Yukon».
Afin de pro-longer la saison, on fermait le barrage à la fin de l’été lorsque le niveau du fleuve était élevé. On l’ouvrait progressivement au début mai. L’ouverture des vannes faisait monter le niveau du lac Laberge, à 84 km en aval, et facilitait le dégagement des glaces sur les berges. Autrement, le lac fondait un mois plus tard que le reste du fleuve.
Carte 2 Du km 40 au km 45

Canyon Miles
En 1883, l’explora-teur Frederick Schwatka, à l’emploi de l’armée améri-caine, a nommé le canyon en hom-mage à son commandant de troupe, le brigadier-général Nelson A. Miles. On connaissait bien les dangers du canyon Miles et des rapides White Horse. Au cours de la Ruée vers l’or, des centaines de bateaux se sont échoués à cause des eaux tumultueuses et environ 300 personnes s’y seraient noyées. La P.C.N-O. est intervenue en 1898 en obligeant les cher-cheurs d’or à engager un navigateur autorisé. Les femmes et les enfants ne pouvaient emprunter le canyon..
Canyon City, en amont du canyon, n’a pas été occupée longtemps. C’était le point de départ d’un tramway tiré par des chevaux, sur une distance de 8 km, construit en 1898. Le parcours suivait le sentier de portage des Premières nations, contournant le canyon et les rapides. Les chercheurs d’or débarquaient leur chargement à Canyon City, le mettaient sur le tramway et le chargeaient de nouveau au pied des rapides. La petite aggloméra-tion comptait un poste de police, un relais routier, un bureau de tramway, des tentes partout et des montagnes de marchandise.
«Ô Kodak, Kodak Qu’avons-nous fait pour ne pouvoir échapper de l’œil du démon en ces contrées.
Carte 3 Du km 46 au km 84

Du ruisseau McIntyre à Upper Laberge
Ici, le fleuve traverse le territoire ancestral des Tutchone du Sud, qui s’étend de Whitehorse jusqu’à l’autre côté du lac Laberge, comprenant les agglomérations historiques de Upper Laberge et de Lower Laberge.
Passage Jim-Boss : Jim Boss ou Kashxóot a été le chef des Tutchone du Sud Tàa’an Kwäch’än, du début du siècle jusqu’à sa mort en 1950. Durant la
Ruée vers l’or, lorsque des milliers de personnes ont envahi la région, il a tenté d’assurer que les Tàa’an Kwäch’än gardent la souveraineté sur leurs terres. En 1902, il a exercé des pressions auprès du gouvernement du Canada pour que sa Première nation obtienne une réserve. C’était la première revendication territoriale au Yukon.
Rivière Takhini : Takhini est un des nombreux toponymes tlingit dans le territoire. Le nom tutchone du Sud de la rivière Takhini est Näkhu chù, ce qui signifie traversée à bord d’un radeau. On fait référence à la traversée du lac Kusawa, lac nourricier de la Takhini.
Upper Laberge: À Upper Laberge, au printemps, le
premier bateau à se lancer sur le lac devait trouver le meuilleur canal. Si aucun canal n'existait, le capitaine attaquait le banc de sable en marche arrière pour tenter de déloger la glace à l'aide du sillage du bateau.
Carte 4 Du km 84 au km 134

Lac Laberge
Le lac Laberge fait partie du territoire ancestral des Tàa’an Kwäch’än ou «Peu-ple à la tête du lac». Le nom tutchone du Sud du lac est Tàa’an Män. Les Tàa’an Kwäch’än habitent la région depuis longtemps. Anciennement, ils se nourrissaient des richesses de la région comme l’orignal, l’ours, le caribou, le saumon, le touladi et le corégone.
En 1865, Michael Laberge était en route pour la Californie lorsqu’on l’a convaincu de venir dans le Nord et de travailler à la mise en place de la ligne télégraphique entre l’Alaska et la Sibérie. Le scientifique William Dall, qui a
travaillé avec Laberge, a nommé le lac en hommage à celui-ci.
«…un compagnon de route ou de feu de camp des plus agréables… bref, un voyageur clé exemplaire». - William H. Dall
Lac Laberge : Au prin-temps, le lac Laberge demeure gelé bien plus longtemps que le fleuve. On a tenté diverses manœuvres dans le but de résoudre le problème. Une des méthodes consistait à envoyer un «convoi» composé de trois bateaux à aubes, d’une extrémité à l’autre du lac. Chaque bateau poussait une barge faite de panneaux de fer. Le poids des barges brisait la glace et formait un passage. C’était efficace, mais lent. Les bateaux prenaient trois jours pour traverser le lac en entier.
Carte 5 Du km 134 au km 182

Rivière Thirty Mile
Bateaux à aubes : Ils ont d’abord été utilisés sur le cours supérieur du fleuve Yukon durant la Ruée vers l’or. Ces bateaux ont été construits pour le transport de charges lourdes dans les eaux peu profondes du fleuve Yukon. Le tirant d’eau était faible, la coque large et les aubes à l’arrière. Un voyage de Dawson à Whitehorse, contre le courant, pre-nait de quatre à six jours, et une journée et demi dans le sens du courant.
La rivière : La partie du fleuve entre le début du lac Laberge et la rivière Teslin est connue sous le nom de Thirty Mile. Les pilotes de bateaux à aubes respectaient un heureux mélange de risques et de prudence en abordant les méandres sinueux et les roches camouflées. De nom-breux endroits le long du parcours, comme la barre Domville et le récif Casca, ont été baptisés en l’hon-neur des bateaux venus s’y échouer.
En 1906, en se rendant à la hâte sur les lieux d’un accident, «…le Dawson emprunta à toute vitesse la Thirty Mile, parsemée de courbes et de roches saillantes, sans ralentir. C’est un exploit sans précédent dans l’histoire du Yukon.»
William MacBride
En 1991, la Thirty Mile a été nommée une des rivières du patrimoine canadien, en reconnaissance de sa riche histoire. Les rivières faisant partie du patrimoine canadien sont nommées pour leur valeur naturelle, culturelle et historique.
Carte 6 Du km 182 au km 235

De Hootalinqua à la barre Cassiar
Le fleuve traverse le territoire ancestral des Tutchone du Nord. Leur territoire s’étend de Lower Laberge à la rivière White et comprend les agglomérations de Big Salmon, de Little Salmon, de Carmacks, de Minto et de Fort Selkirk.
Rivière Teslin : On a donné plusieurs noms à la rivière, comme bien des en-tités au Yukon. Les Tutchone du Nord nomment la rivière Délin Chú. Tes-s’l-heen-a, un nom tlingit, a été enregistré dans les années 1850, bien qu’en 1882, l’explorateur allemand, Aurel Krause, mentionna que la rivière s’appelait Tis-lin-hin. En 1887, George Mercer Dawson était à la tête de la première expédition chargée d’étudier l’aspect géologique du Yukon. Il a mentionné que les mineurs locaux connaissaient la rivière sous le nom de Hootalinkwa.
Hootalinqua : L’endroit servait de halte aux bateaux à aubes et de point de ravitaillement pour les personnes qui montaient la rivière Teslin. Avant la Ruée vers l’or, l’endroit était un camp de pêche ainsi qu’un lieu de rencontre des Premières nations.
Barre Cassiar : La première drague du Yukon a servi à fouiller cette barre. En 1884, on a trouvé de l’or dans les bancs de gravier et l’extraction s’est poursuivie durant des années. Les dépôts se sont épuisés et on a démé-nagé la drague au ruisseau Bonanza, dans le Klondike.
Carte 7 Du km 235 au km 293

De Big Salmon à la rivière Little Salmon

La majorité des bateaux à aubes qui voyageaient sur le fleuve brûlaient du bois. Le camp de Byer était un des points de ravitaille-ment en bois. Les bateaux prenaient habituellement de dix à vingt cordes de bois à la fois, ce qui prenait environ une heure. La British Yukon Company, qui était propriétaire de la plupart des ba-teaux, avait un agent de ravitaillement en bois qui s’occupait des contrats et vérifiait les travaux. Deux jeunes femmes, Anna et Mari-on Horsfall, ont coupé 25 cordes de bois près des rapides Five Finger pour avoir de l’argent de poche. En 1916, les bateaux à aubes de la BYN ont brûlé 8 000 cordes de bois, une valeur d’environ 46 000 $ à l’époque.
Big Salmon : Au début de l’hiver 1897, le premier commissaire du territoire, James A. Walsh, a été forcé de passer l’hi-ver à Big Salmon avec quelques provisions, lorsque la glace l’a empêché de se rendre à Dawson. Comme résultat, Walsh ordonna à l’inspecteur Z.T. Wood de la P.C.N-O. de refuser les per-sonnes n’ayant pas de marchan-dise pour survivre un an. La marchandise, trois livres par personne par jour, plus l’équipement et les outils s’ajoutait à la fameuse tonne de matériel que les chercheurs d’or devaient transporter pour franchir le col Chilkoot.

Carte 8 Du km 293 au km 350

De Little Salmon à Carmacks
Les Tutchone du Nord de cette région font partie de la Pre-mière nation Little Salmon/Carmacks. La Première nation d’aujourd’hui est formée de groupes qui se rassemblaient aux sites importants de pêche de la rivière Little Salmon (Tánintsé Chú), de la rivière Nordenskiold (Tsawnjík Chú) et du ruisseau Tatchun (Tachän Chú).
Le 25 septembre 1906, le Columbian était en route pour Dawson. Le bateau à vapeur avait trois tonnes de poudre
noire à bord, qui devaient servir à la mine de charbon de Tantalus. Au moment où le bateau arriva à Eagle’s Nest, une arme déclen-chée par accident mit feu à la poudre. Dans l’explosion qui a suivi, plusieurs personnes ont été projetées par-dessus bord et le navire prit feu. En dépit des efforts héroïques du capitaine et des membres de l’équipage qui ont survécu, cinq hommes et 21 têtes de bétail ont été tués. Le renfort n’est arrivé que la journée suivante, lorsque le navire frère du Colombian, le Victorian, qui n’a pas perdu son temps, s’est rendu à la hâte sur les lieux.
Ensuite, le capitaine a dit : «Coupez les moteurs M. Mavis», et les aubes du Columbian ont cessé de tourner. Le navire faisait son dernier arrêt. - Samuel Graves
Carte 9 Du km 352 au km 401

De la rivière Nordenskiold à Yukon Crossing
Yukon Crossing : La route actuelle traverse le fleuve Yukon à Carmacks et l’ancienne route d’hiver entre Whitehorse et Dawson tra-versait le fleuve à cet endroit. La piste terrestre, tracée au cœur de la nature sauvage en 1902, était en usage après la fermeture de la navigation sur le fleuve. Au printemps et à l’automne, lorsque la glace sur la rivière était instable, passagers et matériel étaient transportés à bord de voiturettes et transférés sur des canots pour la traversée. Aussitôt qu’il y avait assez de neige, on se servait de traîneaux tirés par des chevaux pour traverser sur la glace. En 1914-1915, on se servait de bacs guidés par un câble d’acier accroché à un poteau des deux côtés du fleuve.
Rapides Rink : Les rapides Rink sont formés d’un récif qui forme un angle par rap-port au courant, un obstacle auquel s’ajoute un coude. Les rapides sont faciles à négocier dans une petite embarcation. Toutefois les pilotes de bateaux à aubes devaient être expérimentés.

Carte 10 Km 385 (détail)

Rapides Five Fingers
Dans la mythologie tutchone du Nord, la Corneille est le créateur et le filou. Selon la légende, le site des rapides Five Fingers est un des en-droits où le Corbeau à construit un piège à poissons. Le nom autochtone des rapides Five Fingers est Tthi Cho Nédézhe, qui signifie roches (qui se tiennent debout) en travers du fleuve.
Au cours de la Ruée vers l’or, les cherch
eurs d’or inexpérimentés, munis d’embarcations de fortune lourdement chargées, faisaient face à un défi de taille en empruntant les rapides. Comme un collègue l’a remarqué succinctement, seulement une des voies est navigable. De nombreuses personnes l’igno-raient. En 1899, le détachement de la Police à cheval du Nord-Ouest à Five Fingers, composé de quatre hommes et de neuf chiens, a déclaré que sept hommes se sont noyés dans les rapides cette année.
Les pilotes de bateaux à aubes devaient faire preuve de savoir-faire pour emprunter les rapides Five Fingers. Bien que les bateaux à aubes pouvaient descendre le fleuve assez facilement, ils avaient besoin d’aide à contre courant. Durant des années, les naviga-teurs se servaient d’un câble pour faciliter la remontée du bateau. Le câble était enroulé autour d’un cabestan fonctionnant à vapeur et les bateaux se ti-raient d’eux-mêmes en amont du chenal.
«Cette performance prend presque une demi-heure, ce qui se compare curieuse-ment à la demi-minute nécessaire à descendre les rapides.» - Harry Graham (1900)
Carte 11 Du km 401 au km 475

Du ruisseau Merrice aux portes de l’Enfer
«… durant la Ruée vers l’or, la Police à cheval du Nord-Ouest, répartie le long du fleuve Yukon, prenait le nom et la destination de toutes les personnes qui empruntaient le fleuve, leur ordonnant de se rendre sur la rive si elle le jugeait nécessaire, et prenait note de presque tous ceux qui voyageaient au pays.» - Charles Sheldon
Hootchiku : En 1897, dans le but de patrouiller leur territoire énorme, les gendarmes de la Police à cheval du Nord-Ouest ont entrepris d’établir une chaîne de détachements du col Chilkoot au Klondike. Ils se sont rendus jusqu’à Hootalinqua avant que l’hiver ne fasse des siennes. À compter de 1898, il y avait des détachements jusqu’à Dawson, dont un à Hoot-chiku. La Police n’a pas seulement patrouillé le nouveau territoire, mais elle s’est chargée des douanes, s’est assurée de la garde de chargements d’or, a livré le courrier, a agit à titre de coroner et a ramassé les rede-vances sur l’or.
Colline Trouble : Durant une bonne partie du XIXe siècle, la Première nation tutchone du Nord, de l’in-térieur, et les Tlingit de la côte du Pacifique transi-geaient régulièrement. Bien que les relations étaient habituellement amicales, il y avait des batailles et des guerres à l’occasion. Sur la colline Trouble, tout juste en aval de Minto, il y a eu une escarmouche entre les autochtones de Fort Selkirk et les Chilkat.
Carte 12 Du km 477 au km 530

De Fort Selkirk à Selwyn

Premières nations : Les signes de présence humaine dans cette région remontent à plus de 10 000 ans. C’était la fin de la dernière époque glaciaire, lorsque d’immenses glaciers couvraient la majeure partie du nord du continent. Il existait toutefois un corridor libre de glace, connu sous le nom de Béringie. Il s’étendait même au sud de cette région, à la jonction de la rivière Pelly et du fleuve Yukon, à travers le Yukon, l’Alaska et une partie de la Sibérie. La Béringie était une terre de verdure et de petits saules et l’habitat du mammouth laineux et de l’ours géant. Les niveaux peu élevés des océans ont exposé un pont continental à travers la mer de Béring : c’est par cet endroit que des personnes ont passé de l’ancien monde au Nouveau. Les usagers du fleuve remarqueront un changement graduel du paysage en descendant. Ils verront plus loin les collines arrondies et le relief adouci d’une ancienne contrée qui n’a pas été recouverte de glaces.
Fort Selkirk est située au cœur des terres ancestrales de la Première nation Selkirk.
C’était un endroit de rencontre important entre la Première nation Selkirk et les Tlingit de la côte. Ils pratiquaient le troc. D’autres groupes tutchone du Nord, en amont, et la Première nation Han, en aval, y venaient également pour transiger.
Fort Selkirk est un des sites les mieux préservés et les plus importants du Yukon. La Première nation Selkirk en assure, en collaboration avec le gouvernement du Yukon, l’entre-tien et l’interprétation.
Carte 13 Du km 530 au km 583

De la pointe Burnt au ruisseau Ballarat

Pêche : Depuis des milliers d’années, le saumon est la principale source de nourriture de la Première nation Sel-kirk. La méthode ancestrale de pêche consiste à placer une série de piquets à travers un petit cours d’eau ou d’un faux chenal et à placer des poteaux et de la broussaille pour former un filet. On plaçait un piège dans
l’ouverture du filet. Lorsque le saumon atteignait le filet, il longeait celui-ci et se faisait prendre au piège.
Camps de pêche : On mangeait le poisson frais ou on le séchait pour le manger plus tard. On coupait le saumon et on le suspendait sur des supports pour qu’il sèche. Une femme expérimen-tée pouvait couper et nettoyer de 50 à 100 saumons en deux heures. Le sau-mon devait être exposé dans une certaine mesure au soleil pour être protégé de la pluie et des mouches. Une toiture faite de branches couvrait souvent le support à poisson et prenait feu à l’occasion. On tournait le poisson une fois par jour, et il séchait en environ une semaine.
Le ruisseau Isaac a été nommé en mémoire du chef Isaac, chef de la Première nation Aishihik. Les personnes d’Aishihik se rendaient à Carmacks à l’au-tomne pour obtenir du tabac. On a photographié ces tombes, près d’Aishihik le 19 août 1898.

Carte 14 Du km 583 au km 630

Du ruisseau Coffee à la rivière White
«Lyó yí hùkhyá(Il tombait des cendres). » - Tagayme, aîné de la rivière Big Salmon, 1939.
Presque partout au Yukon, on remarque une couche blanche sous la surface du sol, dans les pentes à découvert et les rives découpées. C’est le résultat d’une éruption volcanique qui s’est produite il y a environ 1200 ans près du cours supérieur de la rivière White. La couche de cendre couvre près de
50 000 kilomètres carrés. À certains endroits, la cendre demeure, même sur des pentes abruptes. La cendre en suspension et la boue glaciaire donne une couleur pâle à la rivi-ère. L’irruption volca-nique aurait probablement détruit la végétation, la faune et les rivières, ainsi que déplacé, temporairement, des centaines de personnes comme les ancêtres des Han, des Tutchone du Nord et du Sud.
Il y a du cuivre près du cours supérieur de la rivière White. Aux XIXe et XXe siècles, le cuivre avait une valeur marchande élevée. Il est probable que l’activité volcanique qui a produit la chute de cendres ait exposé le cuivre natif à la surface.
Traverse de Kirkman : Les bateaux à aubes avaient de la difficulté à emprunter le coude peu profond à la traverse de Kirkman. En aval, les bateaux transportaient généralement des charges plus lourdes et les opérateurs devaient faire particulièrement attention. En octobre 1903, la tra-verse Kirkman a été encore plus difficile. Il commen-çait à y avoir de la glace sur le Yukon et les tributaires avaient commencé à geler, ce qui a fait baisser le niveau de l’eau qui était déjà bas cette année-là. Une série de bateaux à vapeur se sont pris, dont certains en tentant de donner un coup de main à d’autres. Un bateau, le Canadian, a passé l’hiver à la traverse de Kirkman.
Carte 15 Du km 630 au km 683

Du ruisseau Shamrock à la rivière Sixtymile
Rivière Stewart : L’embouchure de la rivière était le site d’un camp de pêche ances-tral de la Première nation Nacho Nyäk Dun. Les chercheurs d’or ont commencé à chercher de l’or sur la Stewart en 1884 et un comptoir a été construit deux ans plus tard. Le poste, que Leroy McQuesten et Arthur Harper ont mis sur pied, est le site de la première réunion entre les mineurs dans le territoire. Les réunions entre mineurs étaient une forme simple d’autonomie gouvernemen-tale : un type de justice pionnière dans lequel chacun avait un vote et où le vote de la majorité l’emportait. Le système fonctionnait relativement bien dans les petits camps miniers comme ceux de la rivière Stewart. Le comptoir n’a pas été ouvert long-temps, mais au début du siècle, l’île Stewart est devenue la plaque tournante vers les mines d’argent de Mayo, sur la rivière Stewart,
250 km plus haut.
Sixtymile : La rivière a été nommée Sixtymile en raison de la distance qui la sépare, en amont, de Fort Reliance, un comptoir de traite tout juste en aval de ce qui est aujourd’hui Dawson. On a d’abord trouvé de l’or au cours des années 1870 et on a fait la prospection de la rivière et de ces tributaires au cours des années 1890.
Ogilvie : En 1894, on a érigé un comptoir sur l’île à l’embouchure de la Sixtymile. Ce comptoir a été nommé en l’honneur de William Ogilvie, qui a fait le levé de la frontière et a été commissaire du territoire.
Carte 16 Du km 683 au km 752

De l’île Ogilvie à Dawson

Vue en direction est, à l’embouchure de la rivière Klondike. La Ruée de 1898 a commencé après qu’on a trouvé de l’or sur le ruisseau Bonanza, un tributaire de la rivière Klondike. Collection Craig, AY
Ici, le fleuve Yukon coule dans le territoire ancestral de la Pre-mière nation han, qui s’étend au-delà de la frontière de l’Alaska. Le territoire han comprend les agglo-mérations de Dawson et d’Eagle en plus des sites historiques de Moosehide, de Nukaklo, de Fort Reliance, de Belle Isle, de Forty Mile et de Johnny’s Village. Les Han de la région de Dawson s’appellent Tr’ondëk Hwëch’in. Le mot Tr’ondëk est à l’origine du mot «Klondike».
Gel : À la mi-novembre, on ferme le fleuve Yukon à la navigation. Il est difficile de naviguer en automne; des morceaux de glace commencent à descendre le fleuve et le niveau de l’eau chute car les tributaires commencent à geler.
«…je n’ai jamais vu un endroit se vider plus rapidement qu’au dégel, à 20 h 15, le 8 mai 1901, au Auditorium Theatre. »
- Stroller White
Débâcle : La débâcle du printemps est le temps où la glace se libère sur le fleuve Yukon. La débâcle se fait habituellement au début mai et en quelques jours, le fleuve est libre de glace. Il y a toujours une célébration à la débâcle. On parie amicalement sur la date exacte à laquelle la glace commencera à bouger.
Carte 17 Du km 752 au km 812

De Moosehide au ruisseau Cassiar
Moosehide : La population han de cette région habite ici depuis longtemps. Il y a des signes qui montrent que les Han habitent Moosehide depuis plus de 8 000 ans. Avant la Ruée vers l’or, Dawson n’existait pas. Les Han habitaient également de l’autre côté du fleuve, à Nuklako. Ils pêchaient le saumon à l’embouchure de la rivière Klondike et chassaient le caribous dans les collines environnantes. Au tournant du siècle, les habitants de Nuklako sont déménagés à Moosehide et à compter des années 1960, la majorité des Han habitaient à Dawson.
Fort Reliance : Fortymile (40 milles) et Sixtymile (60 milles) ont été nommées par rapport à leur distance de Fort Reliance. En 1874, Jack McQuesten et Alfred Mayo ont établi un poste. En 1886, lorsque l’or a com-mencé à attirer des chercheurs à la rivière Stewart, les commer-çants ont quitté Fort Reliance pour se rendre à l’île Stewart.
Twelvemile : Le nom ancestral de cette rivière est Chandindu, mais elle est égale-ment connue sous le nom de Twelvemile (douze milles), la distance qui la sépare de Dawson. En 1908, la Yukon Gold Company a construit un système de digues, de canaux et de pipelines, sur une distance de 90 kilomètres, pour acheminer l’eau de Twelvemile aux sites de dragage du Klondike.
Carte 18 Du km 812 au km 860

Du ruisseau Happy aux rochers Old Man/Old Woman

Fortymile : En 1886, deux prospecteurs ont trouvé de l’or brut sur la Fortymile, la première découverte de la sorte au Yukon, et en moins d’un an, 300 hommes se sont rendus dans la région. En 1888, Richard McConnell, de la Commission géologique, a qualifié la Forty-mile de «quartiers généraux des mi-neurs au Yukon». Les commerçants McQuesten et Harper, qui ont déménagé leurs comptoirs de Fort Reliance à l’île Stewart en 1886, ont déménagé encore, cette fois-ci à Forty Mile en 1887.
Ruisseau Coal : Leroy McQuesten et Arthur Harper ont commencé à tester des échantillons de charbon du ruisseau Coal en 1899. On a fait l’exploitation du char-bon à cet endroit durant une certaine période au début du siècle et il y avait même un chemin de fer reliant la rivière à la mine. Une des petites locomotives a été rénovée et se trouve près du musée de Dawson.
Rochers Old Man/Old Woman (Nänidhät) : Selon les légendes han, les deux rochers sont des ancêtres qui ont été séparés par leur différends. Cela a obligé le fleuve Yukon à changer son parcours et à couler entre eux.
Carte 19 Du km 860 au km 920

Du banc de Roger à Eagle
Frontière : C’est en 1825 qu’on a discuté la première fois de l’emplace-ment exact de la frontière entre l’Alaska et le Canada, lorsque l’Alaska faisait encore partie de la Russie. Les discussions entre la Russie et la Grande-Bretagne, qui négociait au nom du Canada, se poursuivirent durant un certain temps. Il fallait déterminer à quel degré de longitude on allait tracer la frontière est de l’Alaska. Bien que les Russes voulaient que la ligne soit tracée au 139e méri-dien, ils ont finalement accepté le 141e, en échange de concessions le long de l’en-clave. Par le fait même, les champs aurifères du Klondike se sont trouvés du côté canadien de la frontière.

Eagle : Le nom Han de cet endroit est Tthe T’äwdlin : où le courant frappe la falaise. Traditionnellement, les Han de la région habitaient tout juste en amont d’ici. En 1880, un commerçant nommé François Mercier a établi un comptoir. Bien que l’entreprise n’ait pas été un succès, la petite localité du nom de Eagle s’est formée à la fin des années 1890.
Renseignements généraux
Navigation : Bien qu’il soit relativement facile de naviguer sur le fleuve Yukon, c’est un fleuve du Nord. Le courant est généralement fort, le niveau d’eau est peu élevé et la température de l’eau est très basse; il y a danger d’hypothermie si vous vous mouillez. Le climat est imprévisible et peut être rigoureux, même en été. Les plaisanciers devraient toujours porter un vêtement de flottaison individuel et devraient redoubler de prudence en franchissant des rapides. Il faut également porter attention au lac Laberge, car des vents et de hautes vagues peuvent se manifester soudainement. La vitesse du courant augmente en aval de Minto; étant donné que la vitesse du courant varie, le temps de déplacement ne sera probablement pas constant tout au long du voyage. La circulation sur le fleuve, comprenant la circulation commerciale et les embarcations motorisées, augmente à proximité de Dawson.
Camping : Prière de ne pas laisser de traces lorsque vous campez afin de laisser la nature aussi belle qu’à votre arrivée. Cela signifie qu’il vous faut disposer des déchets, demeurer sur les sentiers aménagés, brûler les restants de nourriture dans une feu ardent et utiliser du bois mort pour faire votre feu de camp au lieu de couper des arbres vivants. Veuillez camper aux endroits désignés, si possible. Il y a plusieurs terrains de camping qui donnent accès à la route et au fleuve. Veuillez vous adresser au ministère des Richesses renouvelables; il est possible d’obtenir le dépliant sur le camping sans laisser de traces, en versions française, anglaise et allemande.
Santé : Bien que l’eau du fleuve Yukon et de ses tributaires soit claire et froide, il faut bouillir l’eau au moins 20 minutes avant de la boire, ou utiliser des pastilles purificatrices. Il est possible de contracter la giardiase en buvant l’eau des rivières du Nord. Les utilisateurs du fleuve devraient également porter une trousse de premiers soins.
Feux : Si possible, utilisez des espaces de feu de camp aménagés au lieu d’en créer de nouveaux. Il faut se procurer un permis pour faire un feu. Lorsque les risques de feux de forêt sont élevés, il est possible qu’aucun permis ne soit délivré. Apportez un réchaud de camping avec vous. Assurez-vous que le feu est éteint avant de quitter les lieux.
Ours : Le ministère des Richesses renouvelables a de la documentation pour vous aider à mieux connaître les ours. Des matraques chimiques sont en vente sur le marché. Pour des raisons de sécurité, il est à noter qu’il est interdit d’avoir des dispositifs sous pression contre les ours à bord d’un avion non pressurisé.
Armes : Ne vous attendez pas d’être en mesure de vivre des res-sources de la terre. Il n’est pas possible d’acheter, de louer ou d’offrir en cadeau une arme sans avoir une Autorisation d’acqui-sition d’armes à feu, pour laquelle il faut suivre un cours sur les règles de sécurité relatives aux armes à feu. Il y a également des règles fédérales rigoureuses concernant le transport d’armes à feu. Pour obtenir de plus amples renseignements, téléphonez à l’agent principal des armes à feu du territoire au 667-5969.
Chasse et pêche : Vous devez avoir un permis valide pour chasser au Yukon. Les non-résidents ne peuvent chasser des animaux de gros gibier sans être accompagnés d’un guide ou d’un pourvoyeur. Ils doivent également payer pour les droits applicables aux trophées s’ils abattent un animal de gros gibier. Un permis est également obligatoire pour pêcher au Yukon. Les permis sont en vente dans la plupart des magasins de sports ainsi qu’au ministère des Richesses renouvelables.
Sites historiques : Les sites historiques sont protégés, conformé-ment aux règlements sur les sites archéologiques, à la Loi sur le patrimoine historique et aux ententes sur les revendications territoriales. Il est interdit de déplacer ou de prendre tout objet. Respectez notre patrimoine : ne campez pas et n’allumez pas de feu près des installations historiques.
Propriété privée : Les homesteads, les camps de pêche et les placers sont des propriétés privées. Veuillez les respecter et ne pas déranger les filets de pêche, les installations de fumage de poisson, les caches et les autres structures, même si elles semblent être sans surveillance. La vie de quelqu’un peut dépendre de ces installations. Veuillez respecter les traditions et les coutumes locales qui peuvent être différentes des vôtres.
Lac Schwatka : Le barrage hydroélectrique des rapides de Whitehorse est situé à l’extrémité nord du lac Schwatka. Les plaisanciers doivent débarquer à la droite près du barrage. Il y a une rampe de mise à l’eau plus bas sur le lac, mais il est impossible de faire du portage de cet endroit. Il faut un véhicule. Demeurez près de la rive droite et portez attention aux hydravions qui se posent sur le lac. Portez également attention aux estacades flottantes près du barrage. Pour obtenir de plus amples renseignements, téléphonez à la Yukon Electric au 633-7010.
Au barrage, la distance de portage est d’environ un kilomètre. Il est possible de mettre son embarcation à l’eau à environ 150 mètres en aval du pied de la passe migratoire à saumons, tout juste après l’eau vive. Il est possible d’avoir accès au Camping Robert-Service à partir du fleuve. Il se situe un peu plus en aval sur la rive opposée. Cherchez la passerelle à piétons.
Services : Il est possible d’accéder au fleuve par la voie publique, à M’Clintock, au barrage du lac Marsh, à Whitehorse, au camping du lac Laberge, à Carmacks, à Minto, à Dawson, à Forty Mile et à Eagle. Certaines des agglomérations riveraines inscrites sur les cartes topographiques sont abandonnées. Sur le fleuve, il est possible de se procurer du matériel et des services d’urgence seulement à Whitehorse, à Carmacks, à Dawson et à Eagle.
Guides : La présente publication est seulement un guide très général. Tout plaisancier devrait avoir des cartes topographiques et un guide complet. Voici des guides en vente à Whitehorse : The Yukon River par Mike Rourke, The Yukon River (en deux
volumes) par Karpes et Pugh; et The Rivers of the Yukon par Ken Madsen. Il est également possible de se procurer les cartes topographiques à Whitehorse. Téléphonez au 667-2606. Pour obtenir d’autres livres et des renseignements à propos du fleuve Yukon et son histoire, veuillez vous renseigner aux bibliothèques publiques, aux Archives du Yukon ou aux librairies locales.
Le ministère des Richesses renouvelables détient des renseigne-ments complets à propos de la chasse, de la pêche et du camping. Le ministère est situé au 10, chemin Burns à Whitehorse. Téléphonez au 667-5221 ou, sans frais, au 1-800-661-0408.
Pour obtenir des renseignements concernant les sites historiques, veuillez vous adresser à la Direction du patrimoine du gouverne-ment du Yukon, au 667-5386 ou, sans frais, au 1-800-661-0408.
Les Archives du Yukon (AY) ont fourni les photographies en introduction, sauf celles à l’arrière de la couverture, du centre (Provincial Archives of Alberta) et de l’endos (Université d’Alaska, Fairbanks)